Centre Orthopédique & Traumatologique du Grand Est Parisien
CONTACTS

Clinique de Tournan

2 Rue Jules Lefèbvre
77220 Tournan-en-Brie

01.72.95.48.48

Les Ligaments

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Ligament Croisé Postérieur

  • Problématique

    Le genou est composé de 4 ligaments principaux qui relient le fémur au tibia : deux ligaments latéraux (interne et externe) et deux ligaments croisés (antérieur et postérieur). Les ligaments croisés se situent au milieu du genou. Chacun joue un rôle dans la stabilité du genou.

    Le rôle du ligament croisé postérieur (LCP) est de contrôler la translation du tibia vers l’arrière par rapport au fémur.

    DÉFINITION
    La rupture du LCP fait suite à un traumatisme violent du genou (accident de la voie publique) ou bien à un traumatisme direct sur l’avant du tibia.
    La rupture du LCP est rarement isolée : elle est souvent associée à des lésions des ligaments latéraux (interne ou externe) et parfois à des lésions du LCA.
    La rupture du LCP peut se faire en plein milieu ligament, au niveau de son insertion fémorale ou bien au niveau de son insertion tibiale.

    Au moment du traumatisme, un craquement est ressenti accompagné d’un épanchement (gonflement) du genou. La douleur est plus ou moins intense au début mais diminue parallèlement à la résorption de l’épanchement (2 à 3 semaines).

    Initialement, le diagnostic peut être difficile en cas de lésion isolée du fait de la douleur.

    Le diagnostic est confirmé à l’examen clinique par la présence d’un tiroir postérieur (genou fléchi à 70°), d’un recurvatum (genou qui s’étend trop). L’examen clinique s’attachera à rechercher d’autres lésions ligamentaires associées.

    EXAMENS COMPLEMENTAIRES

    L’IRM permet de confirmer le diagnostic suspecté à l’examen clinique. Elle permet également de rechercher des lésions ligamentaires ou méniscales associées.

    Les radiographies permettent d’éliminer une fracture associée.

    Des radiographies dynamiques (TELOS) mesurent de façon objective le tiroir postérieur permettant de confirmer la rupture et de quantifier la laxité.


    schéma LCP
  • Chirurgie

    Contrairement au LCA, le LCP a un potentiel de cicatrisation.

    En cas de rupture isolée du LCP (rare), le traitement repose sur la mise en décharge pendant 6 semaines le temps que le LCP cicatrise permettant en général de ne pas avoir besoin d’opération chirurgicale. En cas de lésions ligamentaires associées, le traitement est en général chirurgical.

    En urgence en cas de lésions ligamentaires associées (dans les 3 semaines qui suivent le traumatisme) : le LCP ayant un potentiel de cicatrisation, il est possible d’utiliser pour sa réparation un ligament synthétique qui servira de tuteur à la cicatrisation du LCP.

    En cas de lésion isolée du LCP n’ayant pas cicatrisée ou bien en cas de lésion du LCA associée à d’autres lésions opérées initialement, le principe de la chirurgie est alors de le remplacer (=ligamentoplastie). Le nouveau ligament provient d’une greffe prélevée chez le patient lui-même.

    Plusieurs greffes peuvent être utilisées :
    Tendon quadricipital, tendon rotulien, tendons de la patte d’oie.

    L’intervention se déroule sous arthroscopie, c’est à dire qu’une caméra est introduite dans le genou afin de guider le positionnement de la greffe et de permettre sa fixation

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  • Rééducation

    La sortie se fait en général deux jours après l’intervention.

    L’appui est interdit pendant 6 semaines en cas de lésions combinées

    La rééducation est un élément très important du traitement et débute dès la semaine qui suit l’intervention. Elle se fait en général en centre de rééducation suivant un protocole bien particulier.

    La reprise sportive se fait progressivement en commençant par le vélo et la natation, puis la course à pieds pour finir par les sports dits « pivots » à 9 mois. La reprise de la conduite est possible au bout de deux mois et demi. L’arrêt de travail est de 2 mois et demi pour un travail « sédentaire » jusqu’à 6 mois pour un travail plus exigent physiquement (bâtiment, ...)

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  • Risques / complications

    Comme pour toute opération, il existe des risques. Le principal risque (bien que faible) est le risque infectieux. En cas d’infection, le traitement repose en général sur une nouvelle intervention chirurgicale (arthroscopie) pour laver le genou et un traitement par antibiotiques.

    De la même façon que l’accident initial avait entrainé une rupture du LCP, un nouvel accident peut aboutir à une rupture de la greffe mise en place nécessitant alors une nouvelle chirurgie. Cette nouvelle rupture peut se produire plusieurs années après l’opération.

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